Le cimetière américain de la seconde guerre mondiale à Florence dans le Chianti

September 2, 2013  |  Art et Culture

Cimetière américain de la 2ème guerre mondiale en Florence

Le cimetière américain de la seconde guerre mondiale à Florence, situé dans le Chianti  près de l’ hôtel Villa le Barone, est un lieu émouvant  à visiter.

C’est un endroit paisible et tranquille, mais qui apporte tant d’émotions au visiteur! Les cimetières de guerre britanniques et allemands, aussi  à proximité, sont des lieux également très poignants.

Le cimetière américain est situé près de la rivière Greve, dans les collines boisées du Chianti qui se dressent à quelques centaines de mètres au-dessus des 28 hectares du cimetière et fournissent ainsi  un écrin  magnifique de  verdure, de cyprès, de pins aux tombes des  soldats morts dans la région durant la seconde guerre mondiale.  Le cimetière Américain  a été créé en 1960  pour enterrer et  commémorer les hommes et femmes américains morts dans les combats qui ont suivi la prise de Rome en Juin 1944 ou tombés dans les violents combats dans les Apennins jusqu’au  2 mai 1945. Quatre mille quatre cent deux(4402)  pierres tombales  sont disposées en rangées courbes symétriques sur la colline. La plupart de ceux qui sont enterrés ici appartenaient à  la Cinquième Armée. Au-dessus des tombes, sur la plus haute des trois grandes terrasses, se trouve le Mémorial marqué par un haut pylône  surmonté d’une grande figure sculptée. Les noms de 1,409 disparus sont  gravés sur des tables de marbre,  près du Mémorial. Les opérations des forces armées américaines dans cette région sont  inscrites sur des cartes également  en marbre.

Également à proximité de Villa le Barone, se trouve  le cimetière  britannique de la Seconde Guerre mondiale de Florence, qui contient 1.632 sépultures du Commonwealth. Dans le cimetière allemand, également proche,  reposent plus de 31.000 soldats.

Lors de la visite du cimetière américain, on peut se rappeler du poème « Le dormeur du val »  écrit par Arthur Rimbaud  en 1870, lors de la guerre entre la France et L’Allemagne :

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


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